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À peine âgée de 27 ans, Lia Salvo est aujourd’hui LA numéro 1 mondiale du polo Féminin. Tout le monde se l’arrache, aussi bien les équipes, que les grandes marques. Elle est l’ambassadrice de « La Martina » depuis maintenant 6 ans. Lia nous raconte ses débuts, ses secrets, et comment elle réussi à concilier sa vie professionnelle avec sa vie personnelle. Alors, qui a dit que le polo était un sport de « mec » ?!

Prénom :

Lia

Nom :

SALVO

Age :

27

Handicap :

2 chez les hommes et 9 chez les femmes

Racontes-nous comment tu es entré dans le monde du Polo ?

J’ai commencé à jouer au polo à l’âge de 10 ans. J’ai joué mes toutes premières périodes à America (la ville dont je suis en Argentine) à la campagne, et au club de Namuncura. Papa est celui qui m’a fait découvrir ce monde et celui qui m’a toujours soutenu alors qu’il était, et est toujours mon professeur !

À quel âge as-tu joué ton premier match ?

J’ai commencé à taper la balle à 9 ans lorsque la force du poignet et du bras me l’a permis. C’est à 10 ans que j’ai joué ma vraie première période !

Passionné du cheval ou du sport ?

Tout a commencé par l’amour des chevaux, que l’on m’a inculqué depuis que je suis petite. Ce sont eux qui m’ont emmené sur le terrain de polo, et grâce à eux que j’apprend chaque jour. Ils passeront toujours en premier.

 
Comme peux-tu définir le polo féminin aujourd’hui ?

Je le définirais comme un sport en développement depuis ces 5 dernières années, mais qui n’a toujours pas atteint son apogée. Nous vivons dans une ère de changement de joueurs, de chevaux et de type de jeu. Ce changement se voit à travers la technique de ces nouvelles joueuses, la vitesse mentale, l’attitude sur et en dehors du terrain. Il y a une grande différence de technique chez les filles de grands joueurs par exemple, qui sont pratiquement nées en jouant et ont toujours eu un exemple à suivre. Cela leur a permis d’avoir un jeu beaucoup plus réfléchis et technique aujourd’hui. Tous ces facteurs ainsi que la grande amélioration du cheval de polo, fait que le polo féminin est beaucoup plus joli et agréable à regarder !

Sur le terrain, es- tu traité comme un joueur normal ou sens-tu qu’il y a une certaine « distance » ?

Il y a une différence physique entre l’homme et la femme, qui est inévitable et existera toujours. Ce sport nécessite une grande technique pour bien monter à cheval et frapper correctement la balle, je pense d’ailleurs que c’est cette même technique qui permet aux femmes de jouer un match à « égalité » avec des hommes.

Qu’est ce que cela fait d’être une des meilleures joueuses au monde ?

Je ne me vois pas comme ça ! Au contraire, je cherche tout ce qu’il me manque pour être la meilleure. Dernièrement je joue beaucoup de polo mixte et je sens que cela m’aide à grandir et à m’améliorer. Je pense que parfois, être la moins bonne sur le terrain aide à se surpasser et sauter un pas, pas encore franchi… Je suis en train de me dédier à cela en ce moment !

Comment gères-tu les voyages professionnels avec ta vie personnelle ?

C’est pas facile, et ne l’a jamais été. Jusqu’à présent cela ne m’a pas vraiment « gêné ». Il est vrai que le fait d’avoir à quitter mon pays et ma famille chaque année est difficile. Cette saison a commencé différemment et je remercie l’équipe (El Paso Polo Ranch) avec laquelle je joue exclusivement car elle me permet de rester en Argentine et ça me rend très heureuse.

Quelles sont les marques que tu représentes aujourd’hui ?

Je suis ambassadrice de La Martina depuis 6 ans, et KIA Motors Argentine depuis 3 ans. J’ai aussi un grand soutien de la part de « La Taquera » (maillets de polo) et de ONA (gants de polo) depuis 2008.

 
Racontes nous ta vie quotidienne 

Pendant la saison de polo, ma vie est dédiée aux chevaux. Mais aussi monter, taper la balle et arriver en forme avant chaque match. Je suis assez intransigeante avec le bon fonctionnement des écuries car j’aime que tout soit parfait, aussi bien mon staff que mes chevaux !!Pour revenir à la question, je donne beaucoup d’importance à ma condition physique. Je m’entraine 3 fois par semaine, avec mon coach Alfredo Altuna, qui m’aide à me renforcer, mais aussi à me surpasser.J’essaye de ne pas oublier les autres activités qui me tiennent à cœur, tels que la jardinerie, jouer au piano, ou encore la broderie !

Quels sont tes projets pour 2015 ?

Terminer la saison d’automne ici, puis partir jouer en Italie, en Angleterre et aux Etats Unis avant de revenir en septembre jouer la grande saison Argentine !

Une anecdote ?

Je me souviens qu’il y a quelques années lors d’un tournois de polo que je jouais à Pilar, mon père regardait le match depuis sa voiture, en m’indiquant ce que je devais faire et en critiquant mes partenaires de jeu ! C’est à ce moment là que l’arbitre décide d’arrêter le jeu pour demander qui était le monsieur criant de l’autre côté du terrain. J’ai nié le connaître et accepté à ce qu’on lui demande gentiment de partir !! Depuis ce jour je pensais que cela n’allait plus jamais se reproduire, j’avais torts (rires) !!

Un cheval ?

L’Amérique, ma jument grise, qui porte le même nom que la ville ou je suis née en Argentine !

Un film ?

« The notebook »

Une chanson ?

« Sonate au claire de lune » de Beethoven.